« Tout est déjà là » ne signifie pas
se convaincre que l’on possède déjà
ce que l’on désire.
Cela commence lorsque nous
cessons de faire dépendre
notre sécurité, notre liberté,
notre valeur et notre sentiment
d’exister du monde extérieur.
À cet instant,
la structure qui nous
obligeait à les recevoir de
l’extérieur commence
à se dissoudre.
« Tout est déjà là »
ne signifie pas que créer
l’abondance en soi fera
apparaître l’argent
dans le monde extérieur.
C’est plutôt lorsque cette
part de nous qui cherchait
à être comblée par le monde
extérieur commence à
s’effacer que l’on peut enfin
voir ce que l’on exigeait de lui.
On demandait à l’argent
de nous apporter la sécurité.
On demandait au travail
de nous donner notre valeur.
On demandait aux autres
de nous donner de l’amour.
On demandait à la réussite
de prouver notre existence.
On demandait au voyage
de nous donner la liberté.
À mesure que nous cessons
de confier tout cela au monde
extérieur, celui-ci cesse
d’être un moyen de nous
compléter.
Alors seulement,
l’argent redevient simplement
de l’argent, le travail,
simplement du travail,
les autres, simplement des
êtres, et le voyage,
simplement un voyage.
C’est une immense liberté.
Cela ne nie pas
que l’abondance puisse
apparaître dans le monde
extérieur.
Mais elle ne devient pas
pour autant la preuve
de ce qui existe en nous.
Alors, pour la première fois,
nous dépassons cette
causalité linéaire :
« Puisque l’abondance existe
en moi,
elle apparaîtra à l’extérieur. »
L’intérieur et l’extérieur
ne sont alors plus vécus
comme deux réalités séparées.
Ils commencent à se mouvoir
dans un même mouvement
de vie.
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